LeParisien October 30, 2015

David LaChapelle préfère désormais l'écologie au star system

On connait le célèbre photographe de mode et réalisateur de documentaires, David LaChapelle, pour son art plein d'exubérance. Repéré par Andy Warhol, l’artiste était reconnaissable à son utilisation des codes esthétiques du «bling bling» et ses portraits de célébrités.
Mais il n'est jamais trop tard pour changer d'avis. A l'issu d'un burn out, David LaChapelle a rompu avec sa fascination pour le milieu du show-business. Son art a embrassé un virage environnementaliste. Tout en conservant sa patte (couleurs flamboyantes, inspirations très pop), le photographe immortalise désormais des décors étranges et saturés faits de raffineries de pétroles et stations d'essence, qui sonnent comme une dénonciation des excès des activités humaines.

Shootés dans le désert californien, ces paysages sont d'autant plus surprenants qu'ils sont... «faux», puisqu'il s'agit de maquettes fabriquées à partir de produits de consommation courante et matériaux recyclés (canettes, paille, boîtes de conserve, fers à friser, etc).

Un «regard sarcastique» sur le monde

Le photographe ne revendique pas pour autant une démarche militante. «Un militant est une personne comme Paul Watson, qui se met littéralement en danger», dit-il par exemple en parlant de son ami, co-fondateur de Greenpeace aujourd'hui à la tête de l'ONG Sea Shepherd. David LaChapelle, lui, préfère humblement parler de «regard sarcastique» sur le monde qui est le nôtre.

La frénésie du monde des paillettes est en tout cas bel et bien derrière lui. Aujourd'hui, David LaChapelle habite à Hawaii dans une ferme alimentée à l'énergie solaire autour d'arbres fruitiers et roule à l'huile végétale.

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